Journées de Septembre 2016

Journées de Septembre 2016

Nos Journées de Septembre se dérouleront le samedi 10 et dimanche 11 septembre au Hameau de l’Etoile, près de Montpellier. Nous sommes attendus dès le vendredi soir au Hameau.

Pour les parisiens, un train est au départ de la gare de Lyon à 15h 15 qui arrive à Montpellier à 18h 35, un co-voiturage sera organisé par les montpelliérains pour aller au Hameau.

Au retour , il y a un train à 16h 23 à Montpellier qui arrive à Paris à 19h 53.

Nos journées s’intéresseront  à la haine qui traverse le champ social dont le signifiant phobie est le symptôme; nous interrogerons comment cela affecte les subjectivités.

Une intervention de Serge Vallon est prévue. (Voir argument ci-desous)

Un déroulement plus précis des Journées sera donné ultérieurement.

S’inscrire dès maintenant auprès d’Hélène Terdjman, nouvellement secrétaire du MCF : à helene.terdjman38@gmail.com, ou au 01 46 34 55 86, ou 06 15 42 93 79

Adresse postale du MCF : 18 allée de Fontainebleau – 75019 – Paris –

 

Argument 

Mon travail sur la phobie –peur de la peur- a voulu délimiter et valoriser une névrose phobique*.

Au delà des difficultés historiques de son dégagement – de Freud à Lacan – cette structure est consistante. J’en rappellerai les traits essentiels (l’espace, le fantasme princeps, etc) et l’importation du concept de trajectivité.

Cela n’exclut pas un devenir névrotique vers l’hystérie ou la névrose de contrainte ni une décompensation hypothétique vers la perversion ou la psychose, à discuter car rarement rencontrée dans la clinique.

Le symptôme phobique plus labile et transitoire est aujourd’hui idéologisé et dégradé en peur simple : cf le syntagme judéophobie ou islamophobie voire phobie administrative chez un ministre ! Par un retournement que connaît la langue et la société -qui reste à interpréter, comme méta-nationalisme ? – il escamote l’angoisse et signifie désormais l’hostilité et non plus la peur de l’inconnu.

Il nous reste à comprendre l’effondrement de la subjectivation – que maintient au contraire coûteusement le phobique dans son habitus névrotique – dans des processus de haine de soi et de l’Autre.

Retour au Freud de l’Esquisse, nous avions soutenu naguère que « le sujet naît dans le giron de la haine ».

Est-ce analysable ?

Serge Vallon, juillet 2016.

* L’Espace et la phobie Eres 1996

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