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Journées du Mouvement du Coût Freudien

19 & 20 septembre 2026

La Filature 34380 Saint Jean de Buèges

Actualité du travail du rêve en séance

Sommes-nous responsables de nos rêves ? Sommes-nous responsables de notre inconscient ? C’est par cette double interrogation que Jean-Pierre Winter introduit le rêve non comme un objet de connaissance parmi d’autres, mais comme le point de rencontre entre le sujet et ce qui lui échappe en lui-même.

Dès les premiers textes écrits, l’énigme du rêve et de son interprétation occupent une place majeure pour les civilisations anciennes : déchiffrés comme prédictions ou messages des dieux, les rêves constituent l’un des plus anciens objets de pensée humaine. Peut-on, dès lors, penser le rêve comme un dialogue entre le moi et l’inconscient du sujet ?

En 1900, dans Die Traumdeutung, Freud explicite le travail du rêve en trois opérations fondamentales : déplacement, condensation et figuration. Les rêves permettent l’expression et la réalisation de désirs inassouvis : « C’est bien en réalité l’avenir que le rêve nous montre, non pas tel qu’il se réalisera, mais tel que nous souhaitons le voir réalisé. » Le rêve est hallucination du désir, voie royale vers l’inconscient.

Mais dès 1920, avec Au-delà du principe de plaisir, Freud est contraint de réviser ce modèle. Les rêves traumatiques — notamment ceux des soldats de la Grande Guerre — ne semblent pas obéir à la logique de réalisation de désir. Ils répètent compulsivement une scène insupportable. Freud les distingue désormais des rêves de désir ordinaires : le rêve traumatique tente de lier après coup une excitation qui a débordé les capacités de l’appareil psychique. La compulsion de répétition prend le pas sur le principe de plaisir. Cette tension théorique — entre rêve comme accomplissement de désir et rêve comme répétition traumatique — demeure au cœur des débats cliniques contemporains.

C’est Sándor Ferenczi qui pousse le plus loin la réflexion sur le rêve traumatique. Progressivement, il s’écarte de la conception freudienne pour faire du rêve non plus un déguisement du désir, mais une tentative active de guérison psychique.

Contrairement à une idée répandue, Lacan n’abandonne pas le rêve. Il en transforme profondément la lecture. Partant de son axiome — l’inconscient est structuré comme un langage — il lit le rêve non comme un théâtre d’images ou un rébus symbolique, mais comme un discours organisé par des signifiants. 

La transmission de la psychanalyse passe pourtant par ce que l’on pourrait appeler « le don de l’inconscient » — et le rêve en reste l’une des voies les plus directes. Les journées du Mouvement du coût freudien se proposent d’interroger : dans le contexte clinique actuel, comment rendre ce travail du rêve plus efficient ? Quelle est la place que les analystes d’aujourd’hui accordent au travail du rêve ?  Comment  accueillent-ils les rêves apportés en cure — fruits du paradoxe entre la censure inconsciente et l’expression désirante ?

Journées organisées par le Mouvement du coût freudien, septembre 2026

Le programme définitif sera envoyé courant août.

Intervenants :

Jean Noël Flatrès

Stéphane Fourier

Madeleine Gueydan

Guy Pagan

Marie-Laure Roman

Magali Taïeb

Ces journées se dérouleront à la Filature, à Saint Jean de Buèges.

Participation : 60 €

Inscriptions : Marie-Laure Roman 06 80 02 09 99

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