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Journées de travail du MCF 2024

Dates : samedi 16 et dimanche 17 mars 2024
Lieu : 128/130 rue Jeanne d’Arc, Paris 13ème, dans les locaux de l’association Jean Cotxet
Inscription : mouvementducoutfreudien@gmail.com
P.A.F. : une participation de 50 euros sera demandée aux participants non-membres

Le retour dans l’actualité immédiate de meurtres sauvages d’enfants nous amène à penser que tuer l’enfant c’est avant tout tuer l’altérité et porter atteinte à l’humanité .
La question  du parricide tel que l’évoque Freud interroge  le meurtre de l’enfant. Le parricide qui pour Freud est inaugural du lien social n’occulte-t-il pas la question du meurtre de l’enfant qui ne cesse de nous interpeller depuis les textes antiques ?

Le « rêve freudien » d’Œdipe n’est rien d’autre que celui d’un vœu de mort contrarié d’un enfant  dont le destin selon l’oracle sera de tuer son père et d’épouser sa mère..
Ce rêve de Freud devenu complexe d’Œdipe  devient l’opérateur qui structure la vie psychique. Lacan ne l’a pas lâché   «  retirez l’Œdipe, et la psychanalyse devient tout entière justiciable du délire du président Schreber… » 

L’actualité présente nous convoque à une sorte d’entropie  de la pulsion de mort . 
Quels peuvent en être les effets sur notre pratique clinique ?
Comment le psychanalyste se laisse traverser par le tragique de l’histoire ?
Ces meurtres réels aujourd’hui se doublent de meurtres symboliques que sont les atteintes au langage : fake news, intelligence artificielle , prégnance des échanges virtuels. Le semblant est pris pour le réel ( question du genre …)
Nous assistons à une perversion de la langue, à des contenus devenus purement informatifs.  Que devient le sujet de l’inconscient dans une langue réduite à de la pure communication. La disparition de l’intime dans les entrelacs de la chaîne signifiante menace d’une autre façon le sujet humain.
Comment le psychanalyste se situe-t-il à l’heure de ces attaques et de ces remaniements à l’œuvre aujourd’hui ?

« Que se passe-t-il quand l’intime le plus caché n’a plus de lieu pour être ?
Alors il n’a plus de lieu d’être »

Alain Didier-Weill, Mémoire de Satan, Flammarion, Paris 2004, page 64.

Programme

Samedi matin, à 10 heures :

  •  Introduction du thème des Journées par Jean-Pierre Winter,
  • Carlos Lévy, (membre de l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres, philologue et philosophe, spécialiste de la littérature et de la philosophie helléniste et romaine ) nous parlera de la question des meurtres d’enfants dans l’histoire antique,
  • Un dialogue avec Jean-Pierre Winter s’en suivra.

Samedi après-midi, à 14 heures 30:

  • Marie-Laure Roman : « La place du psychanalyste ? »,
  • Jean-Noël Flatrès : « Les mots tus tuent… et les maudits mots dits aussi ! »,
    Que pourrions-nous déduire de ce que le langage nous permette des réjouissances tout en nous montrant que « Ça » ne colle jamais tout à fait?

Dimanche matin, à 10 heures :

  • Hélène Terdjman : « Le langage généré par l’intelligence artificielle »,
  • Henriette Michaud : « Virginia Woolf, écrire aux bords du Réel, le langage contre la mort ».

Notre rencontre se tiendra au 128/130 rue Jeanne d’Arc, Paris 13ème, dans les locaux de l’association Jean Cotxet, du samedi 16 mars à 10 heures au  dimanche 17 mars à 13 heures. 

S’inscrire par mail auprès du secrétariat : mouvementducoutfreudien@gmail.com

Une participation de 50 euros sera demandée aux participants non-membres.

Bibliographie succincte

  • Sigmund Freud :
    • Pourquoi la guerre ?
    • Considération sur la guerre,
    • L’avenir d’une illusion,
    • Malaise dans la culture,
  • Jacques Lacan :
    • La logique du fantasme,
    • L’acte psychanalytique,
    • D’une réforme dans son trou, (2 mars 1969)
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