Homoparentalité

GPA Revue parlementaire

Par Jean Pierre WinterTexte paru dans la Revue Parlementaire

La blessure de l’abandon est impossible à cicatriser, tant chez l’enfant que chez la mère. Elle fonctionne comme une amputation bilatérale du Moi. Les adoptions les plus réussies ne parviennent pas à effacer la trace consciente et inconsciente de cet évènement, car cela reviendrait pour le psychisme de l’enfant comme celui de la mère à devoir renoncer à une partie de lui-même. Que penser lorsque cette séparation n’est pas le résultat d’un drame de la vie dont la société tente de limiter les effets dévastateurs par l’adoption, mais qu’elle est programmée ? Sachant cela, il relève de notre responsabilité de ne pas autoriser une pratique dont l’enfant sera la victime et de ne pas voter une loi qui ne lui permettra jamais aucun recours. Une telle loi en tant qu’elle organise socialement et politiquement l’accident est le contraire d’une loi, c’est ce qu’on appelle une loi scélérate ! Certes l’humain n’est pas réductible à ses liens biologiques, et nombreux sont les adoptés qui paraissent aller bien. C’est cependant parfois au prix d’un déni, lequel, s’il leur permet de s’adapter aux exigences de leurs proches ou de la société, ne peut pas empêcher leur inconscient de venir se manifester, en particulier au moment des séparations. Le débat en cours n’oppose pas des médecins progressistes à des médecins réactionnaires. Ceux qui se laissent aller à cette réduction se trompent de scène. L’enjeu, comme traditionnellement en obstétrique, c’est l’intérêt de la mère face à celui de l’enfant, soit ici l’intérêt des divers adultes face à celui d’un bébé à naître.
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Faire-naître

Sur la question de l’homoparentalité, l’intéressant article de Jacquelyne Poulain-Colombier : « Faire naître » à consulter sur son site.

L’article a été écrit en 2 temps (Décembre 2012 et Février 2013) : Le site de Jacquelyne Poulain-Colombier

 

Annie Staricky à l’adresse de Jacques-Alain Miller

Remarques sur le débat du 2 février 2013 à propos des questions soulevées par le mariage homosexuel
Un laxisme avec les invariants de la structure du sujet …..
Ce fût un débat enseignant sur bien des points.

J’ai été étonnée que les repères de la structure du sujet soient, par des analystes, traités parfois avec un certain « laxisme ». C’est le mot qui m’est venu. Un laxisme avec les invariants de la structure, vous ai-je dit et ça vous a plu ! Vous m’avez invitée à en écrire quelques lignes.

Avant de déplier un peu ce point, je vous remercie d’avoir fait paraître mon texte, à la demande de Jean-Pierre Winter, dans Lacan Quotidien. C’est à la suite d’échanges fructueux avec lui , qu’il m’a proposé de venir à ce débat. Je le met donc en copie de ces remarques.
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Mariage homosexuel, droit de l’enfant et fonction paternelle

Annie Staricky, psychanalyste, Paris, annie.staricky@free.fr
Rédigé avec le concours de :
  ♦ Caroline Arène, avocate au Barreau de Paris, pour les questions relatives au droit de la famille , caroline.arene@wanadoo.fr
  ♦ D’un groupe de réflexion à l’IHFB (Institut hospitalier franco-britannique) de Levallois-Perret (92) : Dominique Champetier de Ribes, médecin-chef de service de médecine interne,
Annick Champetier de Ribes, diététicienne, Frédérique Cohen, médecin, David Giely, médecin, Christine Jockey, médecin, Sylvie Pihouée, infirmière, Delphine Rouchou-Bloch, médecin, Marie-Hélène Tügler, médecin.
Ce texte a été écrit en décembre 2012 et fût transmis au Conseiller de l’Elysée.

I – Le contexte social, juridique et psychologique

a) Contexte social : la reconnaissance sociale du couple homosexuel

L’actualité d’une législation relative au couple homosexuel indique que la stigmatisation qui frappait l’homosexualité est en voie de régression. C’est un fait positif, qui doit être salué.
En 1999, un nom différent du mariage, le pacs, a été proposé pour l’union homosexuelle, mais avec des droits sociaux restreints : la reconnaissance sociale de l’union était donc acquise, mais portait la marque d’une inégalité au niveau des droits sociaux, ce qui explique la revendication de grande ampleur, y compris au niveau européen, pour obtenir une égalité légitime au niveau de ces droits sociaux.
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Propos de Michèle Montrelay sur l’égalité des droits et le mariage pour tous

27 novembre 2012, ce mail du secrétariat du Cercle Freudien : M. Montrelay nous propose de diffuser ce que lui inspire la pétition des psychanalystes « pour l’égalité des droits et le mariage pour tous. »

Chers collègues,
Votre pétition en faveur du « mariage pour tous » m’interpelle. Non pas qu’elle emporte mon adhésion, bien au contraire, mais justement il me semble urgent de soulever certaines questions régulièrement passées sous silence par les tenants du mariage pour tous.
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Sénat audition Jean Pierre Winter

Le 13 février 2013, Jean Pierre Winter a été auditionné au Sénat.

Audition de Jean Pierre Winter (psychanalyste) auprès de la commission des lois de l’assemblée nationale

Ce texte est aussi disponible en téléchargement sur le lien :  Travaux en commission

Travaux en commission: Audition de Jean Pierre Winter (psychanalyste) auprès de la commission des lois de l’assemblée nationale sur le projet de loi visant à ouvrir le mariage et l’adoption aux couples du même sexe (15 novembre 2012)

Monsieur le Rapporteur,
Mesdames, Messieurs les députés,

« S’il y a adoption par un couple homosexuel,
l’enfant va avoir deux pères ou deux mères.
Il y a donc une sorte de dénégation de la différence des sexes.
Or, l’humanité est sexuée ; c’est ainsi qu’elle se reproduit.
Comment, et surtout pourquoi nier cela ? »
Irène Théry, in Le Nouvel Observateur (1998)

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Sexuation et filiation: crise du symbolique? Homophobie?

Débat J.P. Winter, C. Rabant du 22 Janvier 2011 au Cercle Freudien.

La retranscription intégrale du débat est disponible en téléchargement sur ce lien: débat Rabant/Winter au CF

 

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